Le psyllium blond

Les vertus du psyllium sont connues depuis des millénaires et dans le monde entier. Il existe deux sortes de psyllium : le blond, poussant en Inde et en Iran et le brun, provenant du Moyen-Orient et du bassin méditerranéen. Celui qui nous intéresse est le psyllium blond, le Plantago ovata, aussi connu sous les noms de « Plantain des Indes » ou « Ispaghul« .

Il tire son nom du latin psyllia qui veut dire « puce » car ses graines sont de très petite taille : il faut environ 500 graines pour avoir 1 gramme de psyllium !

Que contient le psyllium ?

On utilise l’enveloppe de la graine de psyllium, le tégument, et non la graine entière. Ce tégument est réduit en poudre pour pouvoir être consommé plus facilement.

Le psyllium blond est le plus utilisé car c’est le plus riche en mucilages. Les mucilages sont des fibres qui ont la capacité de gonfler au contact de l’eau et de former une masse gélatineuse. Ils peuvent absorber jusqu’à 8 fois leur volume en eau. Ces mucilages ne sont pas assimilables par l’organisme : ils ne font que transiter et se gonfler en absorbant l’eau avant d’être rejetés naturellement par le côlon.

Pourquoi prendre du psyllium ?

Les bienfaits de cette plante sur le transit intestinal sont désormais reconnus par l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) et l’ESCOP (European Scientific Cooperative On Phytotherapy).

  • Constipation : Le psyllium est considéré comme un laxatif « de lest ». Dans les intestins, le gel formé par les mucilages augmente le poids de selles, améliore leur consistance et accélère leur transit. Le psyllium est donc très utile en cas de constipation, surtout quand elle est chronique. Il a une action purement mécanique et ne provoque aucune irritation des intestins contrairement à certains laxatifs.
  • Diarrhée : Le psyllium a ce pouvoir étonnant d’agir aussi bien sur la constipation que sur la diarrhée. En effet, en cas de diarrhée, les mucilages captent l’eau des selles leur permettant ainsi de devenir plus consistantes.
  • L’OMS recommande l’utilisation du psyllium dans les cas où l’on souhaite ramollir la consistance des selles pour favoriser leur passage : hémorroïdes, fissure anale, diverticulose, après une intervention chirurgicale, lors d’un alitement prolongé…
  • Syndrome du côlon irritable : L’OMS reconnaît que le psyllium est supérieur au son de blé dans le traitement du syndrome du côlon irritable (entre 20 et 30 g par jour).

Mais cette petite plante discrète nous réserve encore bien d’autres surprises.

  • Coupe-faim : Les mucilages, arrivant dans l’estomac sous forme d’un gel épais, engendrent un sentiment de satiété. Le psyllium est donc un allié de choix pour la perte de poids car il est, de plus, riche en fibres et peu calorique. A noter qu’il est totalement dépourvu de gluten, donc parfaitement indiqué pour les personnes allergiques.
  • Cholestérol : De nombreuses études ont montré que le mucilage du psyllium piège et « embarque » avec lui dans les selles une partie des graisses issues du bol alimentaire, empêchant ainsi leur absorption intestinale. Il a été démontré que le psyllium pouvait faire baisser de 10% le taux de cholestérol LDL (le « mauvais » cholestérol) en 4 semaines.
  • Hypertension : Des essais cliniques faits en 2007 ont prouvé qu’en prenant 3,5 g de psyllium, 3 fois par jour pendant 6 mois, on diminuait de façon significative la pression artérielle de personnes en surpoids et souffrant d’hypertension.
  • Sucre : La prise quotidienne de psyllium permet également de réduire le taux de glucose global et postprandial après 8 semaines de cure, à raison de 5g par jour.

Comment le prendre ?

Il suffit de diluer la poudre de psyllium dans un grand verre d’eau. Il est préférable de boire immédiatement ce mélange pour que le gel se forme dans l’organisme plutôt que dans le verre. Après avoir bu le psyllium, rincez le verre avec de l’eau et buvez-là. Boire permet d’entraîner le psyllium et lui permet de gonfler.

On peut aussi le mélanger à des compotes, des soupes, des laitages ; les industriels ne se privent pas de l’utiliser comme épaississant dans de nombreuses préparations.

Il n’y a pas de dose journalière recommandée, le psyllium n’étant ni un médicament ni un complément alimentaire puisqu’il n’est même pas assimilé par l’organisme.

Mais, afin d’éviter ballonnement ou inconfort, il est recommandé de le consommer de façon progressive :

  • 1 cuillère à café (~3 g) par jour pendant 3 jours, puis 1 cuillère à café, 2 fois par jour pendant 3 jours, puis 3 fois par jour pendant 3 jours.
  • En fonction des résultats obtenus, on peut ensuite faire de même avec 1 cuillère à soupe (~6 g) en respectant la même progression.

Le corps médical affirme qu’un surdosage est « improbable ».

Conseils

Jusqu’à maintenant, aucune étude n’a réussi à prouver que le psyllium pouvait avoir une interaction avec les médicaments. Cependant, dans le doute, il est préférable de prendre le psyllium deux heures avant ou après la prise de médicaments. La seule interaction qui a été prouvée est celle du psyllium avec le lithium dont il diminue l’absorption intestinale. Par contre, le psyllium est déconseillé en cas de sténose intestinale, en présence d’un fécalome (accumulation anormale de matières fécales sèches et dures dans le rectum), ou de sang dans les selles.

On peut donc retrouver un confort intestinal avec un produit 100% naturel et peu onéreux. Il est même très utile dans les recettes où l’on a besoin d’un épaississant, à la place de la gomme de guar par exemple. Il sait tout faire le psyllium !

Image bandeau par www.toutvert.fr
Sources : www.agir-sante.fr/ ; www.passeportsante.net , www.plantes-et-sante.fr . www.kazidomi.com ; www.psyllium.fr/

Cet article a 2 commentaires

  1. Avatar

    Bonjour, je consomme du psyllium blond depuis des années et j’ai souvent lu qu’il permet de protéger le tube digestif des irritations, des agents pathogènes et nocifs et que cela fait comme un pansement sur les muqueuses fragilisées.
    Cependant, une question me préoccupe : si notre intestin est protégé par le psyllium, pensez vous qu’il soit possible, d’avoir malgré tout une paroi intestinale
    perméable ?
    J’espère vivement recevoir une réponse de votre part et vous en remercie d’avance.
    Cordialement

    1. Angélina Jeandel

      Bonjour Anne,
      Merci de votre message.
      Oui, je pense que l’on peut souffrir de perméabilité de la paroi intestinale même en prenant régulièrement du psyllium. Le psyllium agit, du fait de ses fibres, sur les problèmes de transit (constipation, diarrhée) et permet de réguler la flore intestinale. Mais il s’agit juste d’une protection « de surface ». Pour lutter contre la perméabilité intestinale, il faut agir plus en profondeur. On peut, par exemple, commencer par un jeûne intermittent puis ensuite un jeûne hydrique plus long. Cela permet à la paroi intestinale de se reconstruire en douceur.
      A votre disposition pour plus d’informations.
      Angélina

Laisser un commentaire

Fermer le menu