Les bougies auriculaires

Les bougies auriculaires sont une technique ancestrale que l’on retrouve dans de nombreuses régions du monde. Elles sont redevenues à la mode sous le nom de bougies Hopi® sans que leur origine indienne ne soit vraiment prouvée. Les bougies auriculaires se présentent comme des tubes ou des cônes creux de toile de lin ou coton non traité, recouverts de cire d’abeille.

Le cérumen

Un point à clarifier : le cérumen n’est pas sale. Il joue un rôle de nettoyage et de lubrification, protégeant ainsi nos oreilles contre les bactéries, champignons et insectes. Lorsqu’il est en excès, il migre normalement vers l’entrée du conduit auditif où on peut facilement l’enlever avec un linge humide ou un nettoyeur d’oreilles en bambou.

Lorsque l’on utilise trop fréquemment et trop profondément un coton-tige, il enfonce cérumen et squames de la peau au fond du conduit auditif. Petit à petit, ils s’agglutinent avec de minuscules fibres d’ouate et finissent par former un bouchon. Ces bouchons gênent le passage des sons et diminuent l’acuité auditive. Il faut savoir qu’avec l’âge, le conduit auditif devient plus étroit par calcification des cartilages du méat (l’entrée du conduit auditif) et augmente ainsi le risque de bouchon.

Bienfaits des bougies auriculaires

  • Vertus relaxantes : au fur et à mesure que la bougie se consume, une douce chaleur descend en spirale détendant ainsi les muscles et les tissus de la zone auriculaire. Le doux crépitement qui se dégage détend comme lorsqu’on se trouve devant un feu de cheminée. On peut très facilement s’endormir lors d’une séance de bougies auriculaires !
  • Reposer nos oreilles sursollicitées : notre oreille est responsable de l’ouïe, sens malmené par le bruit qui nous entoure au quotidien et menace nos cellules auditives de lésions irréversibles. De plus, le bruit fatigue notre système nerveux provoquant stress, irritabilité, nervosité, manque de concentration… Pour information, lorsque l’on utilise une oreillette pendant plus d’une heure, la flore bactérienne de l’oreille est multipliée par 700 !
  • Régulation du flux de cérumen : Les bougies n’agissent absolument pas comme une cheminée aspirant le cérumen. Mais lors de la combustion de la bougie, la fine vapeur chaude qui s’introduit dans le conduit auditif amollit le cérumen et contribue ainsi à freiner son processus de durcissement et à prévenir la formation de bouchons.
  • Stimulation de cette zone énergétique : la circulation du sang est fluidifiée permettant ainsi une meilleure circulation d’énergie dans la zone auriculaire. Les ganglions lymphatiques proches de l’oreille sont stimulés et permettent d’acheminer la lymphe qui collecte les toxines accumulées dans l’organisme.

Comment se déroule une séance

Vous êtes tranquillement allongé sur le côté, avec la tête posée sur un coussin. Une fois allumée, on pose délicatement la bougie à l’entrée du conduit auditif sans l’enfoncer. On la laisse se consumer. Une fois la flamme arrivée à la marque indiquée sur la bougie, on l’éteint en la plongeant dans un bol d’eau.

Fréquence des séances

Pour un traitement de base, il est préférable de faire 3 séances sur une période d’un mois.

Pour un cas aigu (sinusite, rhinite, migraine…), on peut en faire plusieurs jours de suite, puis ensuite une fois par mois pour éviter toute rechute.

Pour un entretien général, une séance toutes les 6 à 8 semaines est un bon rythme. On peut aussi commencer par faire une séance à chaque changement de saison : c’est une routine agréable et facile à mettre en place.

Contre-indications

  • Allergie connue aux produits de la ruche
  • Perforation du tympan
  • Blessure récente à la tête ou à la nuque
  • Eczéma dans l’oreille car cela va sécher encore plus la peau
  • Présence de drains trans-tympaniques
  • Présence d’implant auditif
  • Une opération chirurgicale auriculaire récente

Remarques

Il faut toujours faire les deux oreilles pour ne pas provoquer de déséquilibre au niveau de l’oreille interne. Il est fortement déconseillé de le faire seul car la détente provoquée pourrait faire lâcher la bougie enflammée.

Selon Jili Hamilton, la grande spécialiste de l’otothérapie (nom donnée à ce traitement en Suisse), les bougies peuvent être appliquées sur tous les endroits du corps où les glandes lymphatiques sont présentes. Mais aussi dans le nombril. La chaleur et la relaxation touchent l’intestin qui est, rappelons-le, notre 2e cerveau, le siège de nos émotions. Cela peut être un autre moyen d’agir sur des situations émotionnelles compliquées ou bloquées.

En médecine chinoise, un petit bout d’armoise (la moxabustion) est brûlé sur le ventre d’une mère plusieurs fois par semaine après l’accouchement. Après avoir porté une vie pendant 9 mois, une femme peut se sentir étrangement vidée quand l’enfant est né (la même sensation peut aussi apparaître après une fausse couche). A remarquer que nous n’accordons aucune attention à ce sentiment en Occident.

Les thérapeutes – et les particuliers – formés rapportent des résultats parfois surprenants et auxquels personne n’avait songé. Les effets des bougies auriculaires s’enrichissent de jour en jour. Alors venez les tester et offrez un havre de paix et de douceur à vos oreilles !

Image bandeau par : Gundula Vogel de Pixabay
Sources : www.jilihamilton.com / Alternative Bien-Etre n° 74 / www.etre-bien.eu

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