Châtaignes et marrons

Le châtaignier a longtemps été une source essentielle de nourriture pour les habitants de nombreuses régions d’Europe. C’est même pour cela qu’on l’appelait « arbre à pain » car la farine de châtaigne remplaçait alors celle d’autres céréales. Sa consommation est aujourd’hui plutôt anecdotique mais nous aurions tout intérêt à en consommer régulièrement car c’est un vrai cadeau de la nature !

Tout ce qu’apporte une châtaigne

  • Glucides (~70%) : les châtaignes contiennent notamment de l’amylose et de l’amylopectine qui s’avèrent bénéfiques pour la flore intestinale. Du fait de son indice glycémique bas (65 contre 85-90 pour la plupart des féculents), on évite également une élévation rapide de la glycémie (taux de sucre dans le sang).
  • Protéines (~ 15%) : les châtaignes sont très utiles dans le cadre d’un régime végétarien.
  • Fibres alimentaires : elles sont associées à la stimulation des bifidobactéries et des lactobacilles dans l’intestin. Lorsque les fibres alimentaires sont fermentées par des bactéries du côlon, des acides gras à chaîne courte sont produits : ceux-ci contribuent au maintien de l’intégrité de la paroi intestinale.
  • Minéraux et oligo-éléments : les châtaignes contiennent du phosphore qui est le 2e minéral le plus abondant de l’organisme après le calcium. Il joue un rôle essentiel dans la formation et le maintien de la santé des os et des dents et participe entre autres à la croissance et à la régénérescence des tissus. On y trouve aussi du manganèse (antioxydant), du cuivre (nécessaire à la formation de l’hémoglobine et du collagène), du potassium, du fer, du manganèse, du calcium, du zinc.
  • Vitamines : du groupe B (notamment B1-B2-B6-B9), vitamine C et vitamine E (deux bons antioxydants).

En conclusion, un aliment qui coche toutes les cases du produit « santé ». Avec la cerise sur le gâteau : la châtaigne ne contenant pas de gluten, elle convient à tout le monde. Que demander de plus ?

Comment déguster des châtaignes

Pour les faire cuire, il suffit de fendre les deux faces des châtaignes, les faire bouillir 5 minutes puis les enfourner à 200° pendant 15 minutes. Le tour est joué : il n’y a plus qu’à déguster !

On peut les marier avec une grande quantité d’aliments : en velouté avec du potimarron, en accompagnement de viande, pour des plats végétariens.

On peut aussi tester la farine de châtaigne : elle peut servir à réaliser gâteaux, pâte à crêpe, cookies… Voici une de mes recettes préférées : un gâteau chocolat-châtaigne (https://www.lanutrition.fr/gateau-sans-gluten-chocolat-chataigne). Et pour les très gourmands (comme moi !), une crème aux pruneaux et à la farine de châtaigne (https://www.terrevivante.org/contenu/creme-aux-pruneaux-farine-de-chataigne). N’hésitez pas à me donner vos impressions si vous testez ces recettes.

Les cadeaux du châtaignier

Le châtaignier ne nous offre pas seulement son fruit. Les fleurs de châtaignier prises en tisane soulagent bronchites et maux de gorge mais aussi la diarrhée.

Le macérât de bourgeons de châtaignier est très apprécié pour ses qualités de draineur du système lymphatique permettant de réduire oedèmes et cellulite.

On retrouve le châtaignier dans la Fleur de Bach « Sweet Chestnut« . Elle est indiquée pour les personnes qui ont l’impression de toucher le fond, d’avoir atteint l’extrême limite de leur endurance. On se sent complètement perdu, seul ; le Dr Bach disait que cet état était « la nuit de l’âme« . Avec Sweet Chestnut, on sait qu’une situation nouvelle se prépare et qu’on va sortir du tunnel. C’est la fleur du passage pour arriver à la lumière.

J’ai également découvert chez le fromager qu’il se servait de feuilles de châtaignier pour enrouler certains fromages car elles contiennent des conservateurs.

Marron et Châtaigne

Même si parfois nous les confondons, le marron et la châtaigne n’ont rien à voir. Tout d’abord, ils ne font pas partie de la même famille : la châtaigne (Castanea Sativa) appartient à la famille des fagacées comme le hêtre et le chêne. Le marron (Aesculus hippocastanum), appelé également marron d’Inde, fait partie des sapindacées tout comme l’érable ou le litchi.

Physiquement, on ne peut pas les confondre car tout les différencie :

  • les feuilles : en étoile pour le marron d’Inde, ovales et allongées pour le châtaignier ;
  • les bogues : lisses avec quelques picots pour le marron d’Inde, avec de toutes petites épines fines et acérées pour la châtaigne (comme un petit oursin) ;
  • et seule la châtaigne possède ce petit plumet distinctif.

Mais la différence fondamentale et essentielle : la châtaigne est comestible alors que le marron est toxique ! Le marron d’Inde n’est cependant pas dépourvu d’intérêt. Il est très efficace en cas d’insuffisance veineuse ou d’hémorroïdes.

Il existe pas moins de trois Fleurs de Bach faites à base du marronnier :

  • White Chestnut : indiqué pour calmer les cogitations incessantes, vous savez « le petit vélo dans la tête » ;
  • Red Chesnut : pour les personnes qui se font toujours du souci pour les autres ;
  • Chestnut Bud : lorsque l’on répète sans cesse les mêmes schémas sans en tirer aucune leçon.

J’ai trouvé dans un livre sur la mythologie cette étymologie de Castanea sativa. Selon la légende, une des nymphes de Diane appelée Néa était courtisée par Jupiter. Plutôt que de perdre sa vertu, elle préféra se tuer. Pour lui rendre hommage, Jupiter transforma sa dépouille en un arbre majestueux, le Casta Néa (c’est-à-dire la Chaste Néa) dont les fruits sont garnis de piquants pour symboliser cette triste aventure. Pensez à elle quand vous dégusterez ce doux fruit.

Image bandeau par Couleur de Pixabay
Sources : www.terrevivante.org / www.lanutrition.fr

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