Bains dérivatifs®

Aujourd’hui, du fait de notre mode de vie sédentaire, nous sommes presque tous confrontés à l’oxydation et à l’état inflammatoire. L’oxydation se manifeste par un vieillissement prématuré de nos cellules qui entraîne baisse de l’immunité, détérioration de la peau, des os, des intestins et développement de maladies dégénératives. L’état inflammatoire, quant à lui, se traduit par une élévation de la température interne : elle est passée de 36,6°C à 37,2°C en 60 ans.

Mais pas de panique ! Même si ce tableau ne semble pas des plus réjouissants, on peut lutter contre ces deux problèmes. Manger des végétaux bio, le plus souvent possible crus, permet de combattre l’oxydation. Et contre l’état inflammatoire, on peut pratiquer le Bain dérivatif®.

A quoi servent les Bains dérivatifs® ?

Au XIXe siècle, Louis Kuhne, un médecin naturopathe allemand, met en place une méthode appelée « bain de siège à friction« . Cette méthode consistait à se frictionner le périnée (des plis de l’aine jusqu’à l’anus) à l’aide d’un gant de toilette imbibé d’eau fraîche. La friction et la fraîcheur de l’eau permettaient de restaurer la motilité intestinale et de faire baisser la température interne.

En France, cette technique a été remise au goût du jour par France Guillain sous le nom de Bains dérivatifs®. En rafraîchissant la zone du périnée, le Bain dérivatif® a une action directe sur la régulation de la température corporelle, la musculature périnéale, la motilité intestinale et sur les fascias qui transportent nos graisses par le biais de la lymphe. Tout ceci contribue à diminuer l’inflammation chronique.

Nous avons deux sortes de graisses

  • Les graisses épaisses, jaunes et blanches : ce sont des graisses de mauvaise qualité dues à des aliments dénaturés et à une mauvaise mastication. On les trouve essentiellement chez les animaux d’élevage… mais aussi chez l’homme ! Elles doivent être expulsées par les graisses fluides.
  • Les graisses fluides dites brunes : elles sont indispensables, entre autres, pour la protection contre la chaleur et le froid et pour des fonctions de nettoyage.

Aujourd’hui, on commence à comprendre comment se déplacent nos graisses, à quoi elles servent, comment les faire circuler. Cette circulation continue de graisses permet l’évacuation des surplus de la digestion. Mais elle permet aussi aux graisses fluides de chasser les graisses épaisses qui déforment la silhouette et de remplir de nombreuses fonctions qui sont en sommeil lorsque les fascias ne travaillent pas.

Bain dérivatif® et graisses brunes

Les résultats obtenus par de nombreuses universités (Japon, Russie, Allemagne, Finlande, Suède, Pays-Bas, Canada, EU) concordent. La baisse de la température interne chasse les douleurs musculaires et articulaires, fait monter l’immunité, augmente la sérotonine (notre « antistress » naturel), élimine les kilos superflus. Les explications données sont liées et proportionnelles à la présence des graisses brunes.

Le Bain dérivatif® permet aux graisses brunes de travailler dans tout le corps et d’être présentes partout sous la peau. Avec le Bain dérivatif®, nous agissons sur le fonctionnement de notre corps en activant les 18 fonctions (connues à ce jour) des graisses brunes.

Les fascias

Les fascias sont de minces membranes fibreuses et malléables qui enveloppent toutes les structures du corps (muscles, os, organes…). Ils sont extrêmement innervés et, de par leur constitution de fibres tubulaires, servent de voie de circulation lymphatique. Ils forment un immense réseau dans l’organisme. A ce sujet, je vous recommande cette émission « Les alliés cachés de notre organisme : les fascias » qui a été diffusée sur Arte.

De ce que l’on sait actuellement, les fascias se chargent, au niveau de l’intestin, des bonnes graisses fluides résultant d’une digestion optimale d’aliments de qualité. Ensuite, ils les acheminent dans le corps où elles remplissent des rôles divers avant de revenir à l’intestin, chargées de déchets, pour y être évacuées. Pour ce faire, le fascia doit être animé de contractions qui sont favorisées par la fraîcheur du Bain dérivatif®.

Comment pratiquer ?

Autrefois, on pratiquait le bain de siège mais maintenant, cette technique s’est modernisée. Après de nombreuses années d’expérimentations, France Guillain en est arrivée à la conclusion que plus que la friction, c’est le froid qui fait l’efficacité du bain dérivatif.

Elle a donc conçu des poches de gel du format d’une serviette hygiénique (les poches « 36,6° ») qui se placent dans le congélateur. La poche, enveloppée d’un tissu, est placée dans le slip. Il est conseillé de garder les poches de 2 à 4 heures par jour. Le fascia se détend et permet à la graisse brune d’exercer ses nombreuses fonctions. La chaleur interne descend légèrement progressivement mais on n’a pas froid. Bien au contraire : on se sent bien, plus tonique !

Une recommandation : il ne faut pas avoir froid pendant le bain dérivatif. N’hésitez donc pas à mettre un pull si nécessaire. Frissonner serait contre-productif : l’effet du bain dérivatif serait annulé par la tension des fascias au lieu de leur mobilisation.

Contre-indications

  • En cas d’opération de moins d’un an avec pose de matériel (stent, vis, plaque, pacemaker, implant mammaire, prothèse de hanche, stérilet hormonal) ou greffe osseuse
  • En cas d’épuisement total : l’absence d’énergie est l’obstacle le plus évident
  • Eviter pendant les règles car cela peut provoquer des contractions de l’utérus douloureuses mais c’est vraiment en fonction du ressenti de chacune
  • Lors du 1er trimestre de grossesse dans le cadre d’une FIV (Fécondation In Vitro)
  • En cas de rein faible (selon la médecine énergétique chinoise)
  • A éviter juste après un repas : il est préférable d’attendre 1h30 pour ne pas faire tomber la température qui est nécessaire à la digestion. Par contre, si on a mis une poche pendant le repas, aucun problème pour continuer.

Ce que l’on constate

La grande diversité des bienfaits observés peut surprendre mais s’explique par l’importance de la température interne sur le fonctionnement optimal des organes. Ce bon fonctionnement découle lui-même de celui du fascia. Le mouvement du fascia permet une bonne circulation de la lymphe mais aussi des graisses brunes fluides. Le fascia permet aussi le transport des cellules souches adultes capables de réparer tous les tissus. Certains symptômes ou douleurs déjà ressentis peuvent réapparaître de façon passagère.

  • Augmentation du volume des selles, donc très utile en cas de constipation
  • Régulation du poids, redistribution de la graisse d’où une silhouette plus harmonieuse, la cellulite qui s’atténue…
  • Amélioration de la circulation sanguine et lymphatique, soulagement des jambes lourdes
  • Meilleurs échanges intercellulaires : la peau est assainie, les muscles se tonifient, les cheveux peuvent se densifier et on peut avoir moins de cheveux blancs (avec une pratique régulière !)
  • Action directe sur la fonction sexuelle : libido réveillée, amélioration qualitative et quantitative de la production de spermatozoïdes
  • Régulation des règles
  • Amélioration des problèmes d’incontinence urinaire
  • Action sur le système nerveux : apaisement, meilleur sommeil…. On peut ressentir une grande fatigue le soir avec un endormissement rapide et un lever en pleine forme le matin.

Cela fait un an que je pratique cette technique. J’ai pu constater effectivement que je m’étais affinée, que la musculature de mon périnée s’était renforcée et que je dormais comme un bébé. Bon, pour la diminution des cheveux blancs, ce n’est pas encore probant… je vais continuer encore quelques temps et je vous dirai 😊

Sources : La Méthode de France Guillain ; https://www.bio-info.com ; www.thierrysouccar.com ; https://www.bainsderivatifs.fr/ www.nana-turopathe.com

Image bandeau par suju-foto de Pixabay

Cet article a 2 commentaires

  1. Avatar

    Je découvre votre blog en ayant fait une recherche sur le système lymphatique et je trouve vos articles vraiment intéressants et accessibles. Je vais d’ailleurs reprendre ma lecture tout de suite : )

Laisser un commentaire

Fermer le menu